Le désherbage
Les mauvaises herbes
On entend par mauvaise herbe toute plante étrangère à celle que l’on cultive et susceptible de la gêner. Les mauvaises herbes absorbent une partie de la nourriture et de l’eau se trouvant dans le sol et privent les autres d’air et de lumière, tout en étant nuisibles à l’homme et aux animaux.
Petit lexique des mauvaises herbes
- Le chardon : sa floraison intervenant en juillet, il doit être détruit avant.
- L’anthémis : de la famille des « adventCves », on la trouve dans les endroits sableux, pierreux et sur les talus.
- L’armoise : fréquente dans toutes les décharges publiques et lieux incultes, on en tranche les pieds dès le mois de juin.
- Le séneçon : véritable plaie du jardin, il fleurit partout et toute l’année, il est sensible aux désherbants sélectifs, mais aussi à la binette.
- Le tussilage : en bordure des chemins argileux, on le détruit au sarcloir.
- Le pissenlit : à moins de le consommer en salade à la fin de l’hiver, il faut l’attaquer au désherbant car ses graines plumeuses prolifèrent incroyablement.
- Le laiteron : n’apparaît pas tous les ans aux bords des jardins, mais lorsqu’il est en place il devient un fléau.
- Le mouron des champs : poison pour le lapin, il est envahissant et s’installe surtout dans les plantes tapissantes de rocaille, dans les fraisiers ; il est difficile à combattre.
- La renoncule âcre, ou bouton d’or : de jolie apparence, elle détériore pourtant rapidement une pelouse si l’on ne s’en débarrasse pas.
- Ronces et grandes orties : elles piquent et sont laides ; c’est un débroussaillant qui les détruira.
- Le chiendent : il faut le neutraliser en le traitant préventivement.
- La mousse : fort décorative, dans un sous bois, elle est malheureusement néfaste aux pelouses et s’y installe lorsque le sol est trop acide, si l’humidité est stagnante, la terre trop compacte et s’il y a trop d’ombre, etc.
On l’élimine en élaguant les arbres à ombre trop dense, en corrigeant l’acidité d’un sol par de la chaux, en drainant l’excès d’humidité, en perforant le sol pour aérer les racines des plantes, etc.
Si la pelouse est totalement envahie, il faut repartir à zéro, dénuder le sol, puis semer un nouveau gazon. S’il y a peu de mousse : répandez du sulfate de fer en début de printemps ; lorsque la mousse a noirci, enlevez la par ratissage ou bien grattez la au râteau.
Les herbicides chimiques
Il en existe de deux sortes :
Les herbicides totaux :
ils détruisent toute végétation sur un terrain. Ils sont indispensables pour une allée, par exemple.
Les herbicides sélectifs :
ils détruisent certains végétaux seulement, mais peuvent exercer un effet néfaste sur les plantes à proximité des herbes indésirables.
On les achète sous forme de liquide, de poudre à diluer (à répandre avec un pulvérisateur), de granulés (à semer sur les endroits à désherber), en barre désherbante (à faire glisser sur l’herbe). Avant toute utilisation, lisez bien le mode d’emploi et n’augmentez pas la dose en pensant accroître leur efficacité.
Parmi les désherbants, on trouve :
- Le vapan (désinfectant complet qui vient des Etats Unis).
- Le 2,4 D (à base d’hormones végétales, il détruit les dicotylédons).
- L’atrazine (contre les herbes aquatiques).
- Le dalapon (contre le chiendent dans les vergers et les fossés).
- Le diuron (contre les adventices).
- Les dérivés du pétrole pour protéger les ombellifères (persil, cerfeuil, carottes).
- Il existe aussi des débroussaillants comme le 2,45 T à utiliser sur terrain en friche, et le sulfamate d’ammonium qui détruit les souches.
Enfin, la manière la plus simple pour le désherbage est l’arrachage manuel, avec la binette, la ratissoire, ou le sarcloir, pour faciliter le travail, à condition que votre jardin ne soit pas trop grand et qu’il n’ait pas été trop longtemps négligé.