Le groseillier est un arbuste fruitier dont on utilise principalement les baies pour la confection de confitures, liqueurs, et jus de fruits. Il en existe 2 espèces, dont les modes de cultures sont identiques : le groseillier à grappes (à fruits rouges ou blancs), et le groseillier à maquereau (à fruits blancs) ; les touffes de ces arbustes dépassent rarement 1,50 m en hauteur.
L’enracinement superficiel du groseillier lui fait redouter la sécheresse, aussi sera t il planté dans des régions à climat tempéré. De nature rustique, il s’adapte bien à la plupart des sols, dont la nature, toutefois, influence la qualité de ses fruits. Un bon ensoleillement est nécessaire au bon mûrissement de ses fruits.
Bien que semis, division des touffes et greffage soient pratiqués, le bouturage est de loin le procédé le plus facile à utiliser.
Prélevez les boutures en automne, après la chute des feuilles, sur de beaux pieds sains, en choisissant des rameaux de 1 à 2 ans ; taillez les à 30 40 cm et conservez les en faisceau dans du sable, pour une mise en place définitive en février/mars, dans des sillons creusés à 10 cm de profondeur, espacés en tous sens de 1,20 m environ.
Elle ne présente aucune difficulté majeure. Le groseillier doit être taillé très court à la plantation pour l’obtention d’une belle ramification. Rabattez, la première année, les boutures espacées de 1,20 m, très près du sol (en leur conservant 2 yeux) ; de nouvelles branches (3 environ) se forment, lesquelles seront taillées en automne à 30 40 cm du sol ; les dernières branches issues de cette coupe seront taillées en mars à 5 cm de leurs supports. Conservez les rejets émis aux pieds des arbustes, de façon à remplacer la touffe en partie. Il s’agit en fait d’éliminer méthodiquement chaque année, en hiver, le vieux bois pour favoriser son remplacement par de jeunes rameaux. Une touffe taillée de la sorte vit une douzaine d’années. C’est en juin que s’effectue la récolte des fruits, sur les pousses de deux ans, pour le groseillier à grappes, et en août pour le groseillier à maquereau.
L’anthracnose est la maladie la plus redoutée du groseillier ; on la prévient par traitement à la bouillie bordelaise début mai. L’oidium du groseillier à maquereau se traite de la même façon en hiver ; quant aux pucerons, on s’en débarrasse à l’aide de préparations nicotinées.
Eliminez herbes et mousses en traitant les souches en hiver avec des huiles jaunes.
Les plus connues, pour le groseillier à grappes sont : la Versaillaise (rouge ou blanche), la Hollandaise (rouge ou blanche), l’elndustria (à gros grains rouges) très fructifère, la Red Lake (résistante à l’anthracnose, donc idéale en climat humide), la Cerise (rose ou blanche), la Gloire des Sablons (rosé, l’une des moins acides, recommandée pour une consommation en fruits crus). Pour le groseillier à maquereau, qui forme de petites touffes épineuses, évitez le manque d’eau, néfaste au feuillage, et choisissez les variétés Wintham industry, aux fruits ovoïdes, gros, rouge foncé, et duveteux, la Resistenta (résistant aux maladies), aux fruits blanc jaune, glabres, sphériques, et le Golden Drop, très fertile et vigoureux, qu’on peut multiplier par marcottage.
Conservez leur une forme évasée, ou en cordons horizontaux (et non en touffes) pour la cueillette, sinon, gare aux épines !