De la famille des Rosacées, le poirier est originaire de Chine, on récolte ses fruits de juillet à octobre, leur maturité ayant lieu entre juillet et mai.
Le poirier s’adapte dans tous les sols, profonds, frais et perméables, à tendance silico argileuse de préférence. Il ne redoute que le calcaire (au dessus de 8 %), qui provoque une chlorose rapide. Il résiste bien au froid hivernal, mais il faut le protéger des gelées printanières lors de la floraison. Un labour d’automne et un de printemps, avec un apport d’engrais complet lui sont nécessaires. En été, donnez lui un peu d’engrais minéraux (manganèse, zinc, fer) â incorporer à la terre par griffage.
Elle doit se faire régulièrement, surtout pour les formes artificielles : les formes conseillables sont : des « haute tige » ou « demi tige » greffés sur franc pour une grande superficie. La taille de formation (indispensable quand les arbres sont jeunes, car elle permet de leur donner la forme désirée) se fait en « gobelet » ou en « pyramide » (large à la base ; pointu au sommet) port naturel du poirier ; espacez les scions de 8 à 10m à la plantation. Pour une superficie moyenne ou faible, les scions greffés sur cognassier seront des « fuseaux », « toupies », « quenouilles », les scions étant espacés de 2 3 m sur le rang, et de 3 4 m entre les rangs. Contre des murs en espalier ou en contre espalier, choisissez des « U doubles » (scions espacés de 1,20 à 1,50 m, écart de 30 cm entre les charpentières), des « haies fruitières », des « cordons arqués » (scions espacés de 1,50 à 2 m) et des « palmettes à la diable » (intervalle entre scions, de 2 à 3 m entre les rangs).
On ne taille la 1,’ fois que l’année suivant la plantation. Le coursonnage (taille des branches fruitières) sera très progressif. En forme libre, il n’y a qu’à guider la formation des charpentières à partir de 50 60 cm du sol, en coupant de moitié la branche principale les premières années, puis les coursonnes. Il suffit ensuite d’égaliser et d’éclaircir un peu les branches.
On pratique la taille trigemme en hiver, à sec : un rameau à bois de vigueur moyenne est taillé à 3 yeux bien constitués (un rameau très vigoureux serait taillé à 4 5 yeux), II s’agit d’obtenir 3 nouveaux rameaux, dont un bois (en haut), une brindille (au milieu) et un dard à la base, qui permettent la fructification grâce à l’obtention du bouton floral. Le dard est un organe transitoire qui donne soit un rameau, s’il reçoit beaucoup de sève, soit un bouton floral, s’il est peu alimenté. L’opération se fait par palier, sur 3-4 ans, le poirier fructifiant sur du vieux bois. On complète la taille trigemme en période de végétation, par des pincements et tailles en vert sur les pousses des 2 rameaux émis par les 2 yeux supérieurs.
taillez court et pincez long un sujet faible, taillez long et pincez court un sujet vigoureux.
Les poires sont toujours cueillies avant complète maturité ; elles acquièrent toute leur saveur après quelque temps passé au grenier ou dans une cave aérée.
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