Le sucre est par excellence l’élément énergétique. Son pouvoir calorifique est plus élevé que celui de la viande et des oeufs, mais moindre que celui des lipides. C’est un élément moteur, à action rapide. Lorsqu’on est en période d’effort physique, et que la fatigue se fait sentir, il suffit de consommer un peu de sucre ou un peu de nourriture très sucrée, comme le chocolat, pour faire rapidement remonter le tonus. Dans un cas de faiblesse, au bord de l’évanouissement, croquer un morceau de sucre arrête le malaise et fait éviter la syncope totale.
On retire le sucre de la betterave et de la canne à sucre qui en présentent un très grand pourcentage. Mais le raffinage, utilisé pour le blanchir, lui enlève beaucoup de ses propriétés nutritives et en même temps les vitamines qu’il contient. Ce raffinage du sucre provient d’une mode actuelle, qui fait aimer les aliments blancs, comme s’il fallait y associer une idée de propreté...
Néanmoins, le sucre brun (mélasse, cassonade, sucre de canne non clarifié, en poudre ou en morceaux) est infiniment préférable au blanc. Il faut cependant savoir que dans les cures d’amaigrissement tous les sucres, bruns ou blancs, ont le même pouvoir calorifique.
Dans la catégorie des aliments sucrés, c’est l’un des meilleurs qui soient. Il est composé de glucose, de lévulose, de principes aromatiques et d’acide formique en faible quantité.
Il provient des matières sucrées des fleurs absorbées par l’abeille et transformées dans son estomac, puis reportées dans les cellules de cire des ruches. Frais, il se présente sous forme d’un liquide sirupeux, mais devient ensuite épais et grenu, d’une coloration plus ou moins claire.
Les miels diffèrent selon les espèces de fleurs que les abeilles butinent. Ils acquièrent ainsi des propriétés diverses par le romarin, l’acacia, le tilleul, l’aubépine, la lavande entre autres. Les propriétés du miel sont nombreuses et il a été longtemps utilisé en élément important de la pharmacopée ancienne. Il est actuellement employé dans de nombreuses thérapeuthiques modernes ; les éléments ajoutés par l’abeille à ceux des fleurs ne sont pas étrangers à ses propriétés curatives.
Le sucre n’est pas toujours bien supporté par les malades ou par des estomacs délicats, mais le miel peut être consommé par tous, y compris par les enfants et les gens âgés. Ne vous laissez pas tromper par son goût fort : il est léger en soi.
Comme laxatif pour les enfants, il faut compter 50 g environ (2 cuillerées à soupe rases). Pour les adultes, 70 g environ, selon les sujets. Dans les tisanes, il est préférable au sucre qui est tout le contraire de laxatif.
Dans les cas rebelles, les effets laxatifs et adoucissants du miel peuvent être accentués par son utilisation dans toutes les boissons habituellement consommées : thé, café, grogs, jus de fruits.