Vous les cultiverez chez vous en pots remplis d’une terre sableuse, aérée, sans traces d’humidité si vous ne voulez pas voir les racines pourrir immédiatement. Faites vous même votre mélange en additionnant à parts égales du gros sable, de la terre des champs non argileuse et un terreau usagé d’environ 2 ans au moins. Prévoyez au fond du pot un drainage avec gravier ou tessons de poterie sur un cinquième de la hauteur totale du contenant.
Respectez la période de repos (arrêt de la végétation) de vos plantes en hiver en ne les arrosant pratiquement plus. Recommencez l’arrosage début printemps dès que vous constaterez un nouveau départ de la végétation, ce uniquement lorsque le pot frappé avec un objet dur « sonne clair ». Cet arrosage, pour imiter les pluies désertiques rares, mais diluviennes, devra être abondant.
Elle est extrêmement aisée car, pour la plupart des cactées, il suffit d’une feuille détachée et replantée à moitié pour que les racines se fassent d’elles mêmes.
Laissez sécher votre bouture à l’ombre quelques jours avant de la replanter, sinon la partie coupée, trop fraîche encore, risquerait de pourrir. Les racines se forment entre 3 et 6 semaines dans un sable à peine humide. Dès qu’elles sont formées, transplantez les dans le mélange indiqué plus haut. Pensez à éparpiller des cailloux pour aider vos plantes grasses à « prendre ».
Il va sans dire qu’un maximum de lumière et de chaleur est indispensable.
Kermès ou cochenilles sont les parasites courants des plantes grasses. Un insecticide huileux, nicotine, les éliminera. Quant à l’araignée rouge, plus redoutable, seules des pulvérisations d’éther phosphorique, ou de séléniate de sodium en viendront à bout.
L’une des plus grandes familles ; on pense immédiatement au figuier de Barbarie. On distingue en gros les opuntias (forme raquettes) et les cérées (formes de cierges). Les premiers ont des feuilles réduites et des aiguillons barbelés, ou glochides, disposés en rayons de roue. Les secondes n’ont pas de feuilles mais des fleurs dont le bas est tubulaire. L’eopuntia robusta et l’eopuntia ficus indica donnent des fruits comestibles. Parmi les cérées, le c. peruvianus et le c. jamacaru (de 4 à 9 côtés garnis d’aiguillons foncés) sont les plus cultivés. Dans nos régions, mieux vaut essayer l’eechinocereus » plus rustique ou la « rebutia minuscula » à fleurs rouges ou encore le « chamaereus sylvestrii ».
Originaires du Mexique, on les appelle aussi « plantescailloux » car elles se confondent avec ces derniers par leurs formes étranges et sarmenteuses. Leurs fleurs très brillantes sont superbes.
Plantes grasses entre 1 5 à 40 cm de hauteur pouvant atteindre 1 m. Les plus répandues sont le « sédum » et le « sempervivum » (ou artichaut de muraille, ou joubarbe) abondants sur les rochers de nos montagnes et les rocailles de nos jardins.
L’aloès et le yucca donnent de grosses clochettes blanches très décoratives. 200 espèces d’aloès sont représentées ; de taille moyenne, les feuilles forment presque toujours une rosette au ras dû sol. Le plus haut a 5 m ; c’est l’sarborescens ». Le variegata a une feuille rie dépassant pas les 30 cm. Le « ferax » sert aux préparations pharmaceutiques.
Agavacées : On en recense près de 300 espèces, type, l’agave (à ne pas confondre avec l’aloès), aux feuilles allongées, garnies d’épines. Le plus haut est le « salmiana » dont les feuilles ont jusqu’à 2,50 m de long sur 30 cm de large ; pour une petite collection, choisissez le « potarium » aux feuilles de 12 15 cm de large, sur 30 de long, le « Victoria Reginae », à feuilles vert gris bordées de blanc gris. Sous nos climats, à condition d’être protégés des pluies, vous pourrez cultiver l’agave « Pavryi » et l’eutahensis » (40 50 cm de haut), seules espèces rustiques.